Ce jeudi 18 décembre, quatre membres de l’association Femmes & Sciences interviennent auprès des élèves de Première et de Terminale de La Providence pour échanger sur la place des femmes dans le monde scientifique et déconstruire certaines idées reçues autour des carrières scientifiques.
Fondée en 2000, l’association regroupe aujourd’hui plus de 500 membres et œuvre pour la promotion des femmes scientifiques, l’incitation des jeunes, et particulièrement des filles, à s’orienter vers des carrières scientifiques, ainsi que pour la création d’un réseau d’entraide.
Dès le début de la conférence, les intervenantes rappellent qu’il est possible d’exercer un métier scientifique après des études courtes comme longues. Que la réussite repose avant tout sur la curiosité, la détermination, la persévérance, mais surtout sur l’envie d’apporter quelque chose au monde. Malgré les efforts pour améliorer la parité, 70 % des filles n’envisagent pas d’études scientifiques, contre seulement 41 % pour les garçons.
Les intervenantes témoignent ensuite de leurs parcours.
Sylviane Turck-Chièze, physicienne au CEA de Saclay, a développé toute sa carrière en astrophysique et en physique nucléaire. Elle souligne le caractère évolutif de son métier, la possibilité de voyager et de rencontrer de nombreuses personnes à travers le monde. Elle évoque également les difficultés rencontrées en tant que femme dans un milieu majoritairement masculin, notamment à ses débuts.
Caroline Toffolon-Masclet, passionnée dès son plus jeune âge, est aujourd’hui directrice de recherche au CEA.
Yasmine Nmili, ingénieure d’études au CNRS, insiste sur la richesse de son métier : voyages fréquents dans le monde entier, absence de routine, innovation permanente.
Gladys Martial, chargée de projet au CNRS, partage son engagement pour la reconnaissance des femmes dans les carrières scientifiques.
Un point important est souligné : là où les garçons se lancent souvent, même sans remplir tous les critères, de nombreuses jeunes filles attendent de « cocher toutes les cases ». Les intervenantes insistent sur le fait que les filles sont dotées de réelles compétences scientifiques, qu’elles sont de plus en plus nombreuses à réussir dans les carrières scientifiques, et qu’en la matière, il est essentiel de ne pas se laisser influencer par l’avis de l’entourage !
Seynabou Cissé, en classe de terminale, nous livre son ressenti à l’issue de cette conférence. « C’était intéressant car ça faisait découvrir le métier. J’ai bien aimé car elles avaient toutes un profil différent et elles étaient assez inspirantes aussi. »
Seynabou envisage une formation généraliste pour se laisser le temps de préciser son projet, intéressée par l’astronomie. Pendant les interventions, elle s’est interrogée sur les quotas : « Est-ce que pour postuler dans un travail scientifique plus tard, il est avantageux d’être une femme ? ». La réponse apportée nuance cette idée : pas spécialement… Dans son chemin de réflexion sur l’orientation, notre élève souligne quoi qu’il en soit l’importance des échanges internationaux proposés dans les écoles d’ingénieurs, qui trouve de l’écho dans la diversité des missions présentée par Femmes & Sciences.
Bon chemin à chacune et chacun de nos élèves dans la définition de leur projet !

